L'emploi au Maroc : Les effets de la crise sur la croissance de développement et le taux de chômage
Par marocemploi, lundi 29 juin 2009 à 15:09 :: actualité :: #82 :: rss
Selon le FMI, ces taux devraient atteindre 2,7% en moyenne pour le Maghreb, soit 2,1% en Algérie, 4,4% au Maroc, 1,1% en Libye et 3,2% en Tunisie. Le spectre du chômage pourrait donc planer.
Les régions d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA) risquent d'être confrontées à une montée du chômage malgré des projections de croissance positive à plus de 2,5% en moyenne pour 2009, a estimé mercredi le Fonds monétaire international (FMI). Peu intégrée au système international, la région a été certes épargnée par l'impact direct de la crise mais les effets indirects se sont traduits par une réduction de moitié des taux de croissance prévue en 2009. Ces taux devraient atteindre 2,7% en moyenne pour le Maghreb, soit 2,1% en Algérie, 4,4% au Maroc, 1,1% en Libye et 3,2% en Tunisie, selon le rapport de l'organisme financier international. Le ralentissement dans les pays non producteurs de pétrole résulte d'une baisse des exportations, des recettes du tourisme, des transferts des immigrés et du volume de l'Investissement direct étranger (IDE).
Pour le FMI, le Maroc et la Tunisie pourraient tirer leur épingle du jeu grâce à des campagnes agricoles annoncées comme étant « exceptionnelles ». A noter que dans son dernier rapport sur la politique monétaire, Bank Al-Maghrib avait indiqué que dans un contexte économique international marqué par l'ampleur des effets de la crise, la croissance nationale devrait s'établir en 2009 aux alentours de 5,6%, à la faveur de l'accroissement de plus de 20% de la valeur ajoutée agricole, celle des activités non agricoles ne devant progresser que de 2,3%, soit le rythme annuel le plus faible des six dernières années. La progression de la valeur ajoutée non agricole s'est limitée à 1,9% au quatrième trimestre 2008, alors qu'elle a été de 5,5% en moyenne au cours des trois premiers trimestres. La contraction des activités secondaires et l'évolution modérée des activités tertiaires devraient se poursuivre (au premier semestre 2009), en liaison avec un environnement économique international de plus en plus morose, ramenant la croissance moyenne de la valeur ajoutée non agricole à 1,7%.
La conjoncture internationale défavorable se transmet à l'économie nationale à travers les canaux réels de propagation, essentiellement les exportations de biens et services et les transferts de fonds des Marocains résidant à l'étranger. Dans ce contexte, la croissance non agricole s'est inscrite en rupture par rapport à sa tendance observée au cours des quatre dernières années, revenant à 1,9% au quatrième trimestre 2008. Elle ne devrait pas dépasser 2% au cours du premier semestre et serait inférieure à 3% pour l'ensemble de l'année 2009, au lieu de 4,2% en 2008 et 6,5% en 2007. La croissance globale devrait toutefois, à la lumière des dernières données disponibles sur la campagne agricole, se situer entre 5 et 6% en 2009, un niveau comparable à celui réalisé en 2008...
source

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire