Maroc offshoring : les Investissements directs étrangers recul à cause de la crise
Par marocemploi, lundi 22 juin 2009 à 10:45 :: actualité :: #76 :: rss
Les rapports sur l’impact de la crise mondiale se suivent et se ressemblent. Tous confirment que cet impact devient, partout, bien visible sur l’économie réelle. L’heure est aujourd’hui au « second degré » de l’impact de la crise. L’économie marocaine n’échappe pas à la règle. Le dernier rapport d’ANIMA Investment Network le confirme. Cette entité est un réseau réunissant une quarantaine d’agences gouvernementales et des réseaux internationaux du pourtour méditerranéen.
Dans son rapport intitulé « L’investissement direct étranger vers les pays de la Méditerranée en 2008 face à la crise », ANIMA Investment Network constate qu’après cinq années de vaches grasses, seulement 95 projets d’IDE ont été enregistrés dans le Royaume en 2008. Ce qui représente une baisse de 36% par rapport à 2007. Année, au terme de laquelle le Maroc avait attiré 149 projets d’IDE. Cet affaiblissement se ressent aussi au niveau des montants investis. L’observatoire des projets d’investissement en Méditerranée (MIPO) relevant d’ANIMA Investment Network, a relevé que 1,5 milliards d’euros d’IDE ont été injectés dans l’économie marocaine en 2008, contre 2,7 milliards une année auparavant. C’est le secteur « banque et finances » qui tire son épingle du jeu, avec 932 millions d’euros bruts d’IDE. Cela s’explique par le fait que différents groupes bancaires français ont investi le secteur bancaire marocain.
Plus globalement, le même rapport indique que l’investissement direct étranger (IDE) destiné aux pays méditerranéens, est en recul depuis 2007. Et pour cause !
L’année dernière, les 13 pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée suivis par ANIMA ont commencé à être touchés par la crise économique et financière mondiale, affirment les experts du réseau méditerranéen. Ils font également remarquer que ces pays n’ont attiré en 2008 qu’un peu moins de 40 milliards d’euros d’IDE annoncé (-35%), contre 61 milliards en 2007 et 68 milliards en 2006.
La répartition géographique des IDE dont ont bénéficié les différents pays de la rive sud de la Méditerranée, dont le Maroc, permet de noter qu’avec près de 15 Mds d’euros (36,8%), l’Europe reprend la tête des flux. Depuis 2003, c’est la France qui caracole en tête des pays européens qui investissent en Méditerranée avec 24 Mds d’euros investis sur 6 ans. Suit le Royaume-Uni avec 18 Mds, puis l’Italie avec 7,2 Mds, l’Espagne avec 6,8Mds, les Pays- Bas avec 6,1 Mds et l’Allemagne avec 5,2 Mds.
Cependant, depuis peu, on assiste à un revirement de la situation qui fait que des pays du Golfe comme les Emirats Arabes Unis, commencent à concurrencer la France. C’est ce qui pousse les auteurs du rapport à un optimisme mesuré. Ces derniers estiment que les raisons d’espérer ne manquent pas. « Pour de plus en plus d’entreprises, européennes ou non, la Méditerranée apparaît comme une solution, un recours possible en termes de marché, de maîtrise des coûts ou de partenariats », écrivent-ils.
Au Maroc, par exemple, les secteurs de l’offshoring, de l’énergie et du tourisme sont qualifiés de prometteurs par les experts d’ANIMA Investment Network. Ces derniers multiplient les exemples des IDE déjà injectés dans ces secteurs, même en temps de crise, pour faire entrevoir l’avenir sous le signe de l’espoir.
source

Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire